Dans les ports, les villes et les campagnes on a chanté le plus vieux
métier du monde... De temps immémoriaux, il y a eu
des entremetteurs d’affaires dont certains étaient
appelés courtiers.
Ce nom leur vient d’un verbe grec signifiant « concilier les marchés
».
Plus tard on les retrouve sous le nom de « Corrateri »
évoquant les allées et venues que doit faire un courtier
entre les vendeurs et les acheteurs.
En France, au XIIe siècle ils occupent la place en tant que crieurs
de vin «qui ne finiront de braire parmi Paris jusqu’à
la nuit»...
Ainsi les courtiers constituent-ils une corporation puis une institution
très ancienne dont on retrouve trace dans un édit
de Saint-Louis de 1243 qui, déjà, interdisait aux
courtiers de participer personnellement à une affaire...
C’est un Capétien, qui, par ordonnance du 12 mars 1321 donnait naissance
juridique aux courtiers.
En droit, le courtier est un intermédiaire qui met en relation les
personnes désireuses de contracter entre elles une
opération commerciale.
S’il se livre habituellement à cette activité d’entremise, d’une
façon organisée, il est commerçant, les dispositions
de l’Article 632 du Code de Commerce lui étant applicables.
Son rôle consiste :
- à faire connaître à chaque partie les conditions
de l’autre ;
- à les conseiller ;
- à tenter de concilier leurs intérêts éventuellement
divergents.
En règle générale, il ne conclut pas pour le compte d’autrui ce qui
le distingue :
- nécessairement du commissionnaire qui agit en son
nom mais pour le compte d’un commettant ;
- éventuellement du mandataire : le courtier ne passe
pas d’acte juridique au nom et pour le compte d’autrui.
Cependant aux termes de conventions spécifiques le courtier peut
cumuler son activité et celle de mandataire : dans
cette hypothèse, il est soumis au régime juridique
du mandat.
Aux termes d’un décret du 29 avril 1964, le courtage de marchandises
est, en principe, libre : tout commerçant, personne
physique ou morale, peut exercer cette activité.
Les courtiers gourmets piqueurs en vin de Paris.
A l’origine pour goûter un vin logé en fût sans le
débonder, le dégustateur, à l’aide d’un cône en bois
que l’on appela le fosset, la douille ou encore de
douzil.
Cette société des Courtiers Gourmets a été créée par
décret du 15 décembre 1813.
Ces Gourmets Piqueurs avaient pour mission essentielle
de vérifier les vins de l’Entrepôt Général de Paris
(Hall au Vins).
Lorsque le courtage de marchandises est devenu libre
leur titre a été repris par une association, constituée
en Syndicat professionnel en 1903.
Depuis la loi du 14 mars 1944 et le décret du 19 juillet
1952, cette association constitue un Groupement Professionnel
d’Experts près le Tribunal de commerce de la Seine.
Ils sont actuellement cinquante à Paris, pouvant aussi
pratiquer le courtage s’ils sont dans les conditions
réglementaires pour s’y livrer.
Les courtiers assermentés
dont le rôle, jusqu’en 1866 était assuré par les Courtiers
Royaux, puis Impériaux.
Cette profession est actuellement régie par le décret
du 29 avril 1964 et la loi du 8 juillet 1983.
Retenons pour l’essentiel, qu’ils bénéficient de trois
privilèges légaux :
- la constatation des cours des marchandises ;
- l’estimation des marchandises dans les Magasins
Généraux ;
- l’exclusivité des ventes volontaires aux enchères
publiques (cependant les ventes faites par les non-commerçants
échappe à ce monopole, Hospice de Beaune Cass. Civ.
21 avril 1976).
Les courtiers en vins et spiritueux dits courtiers de campagne
Ce sont les intermédiaires indispensables dans les
ventes de vin des producteurs à des négociants.
Les viticulteurs étaient souvent l’objet de démarches
sauvages de la part d’entremetteurs plus ou moins
recommandables qui concurrençaient les courtiers en
vin.
D’autre part, il fallait obtenir une amélioration
de la garantie des qualités de la moralité offerte
par les courtiers.
Ces deux préoccupants essentielles aboutissaient à
la loi du 31 décembre 1949 ayant donné l’existence
définitive aux Courtiers de Campagne.
Cette loi a fait l’objet d’un décret d’application
du 27 mars 1951.
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Introduction / Conditions d'admission
/ Droits et obligations des courtiers de campagne
/Obligations
/ Conclusions /