A l’issue d’une étude certes parcellaire et parfois austère, il convient
de s’interroger sur l’avenir de la profession de courtier
en vin.
La pérennité de l’Institution à travers les âges démontre
la nécessité de leur intervention dans le monde des
affaires en général, dans le milieu vitivinicole en
particulier.
Ainsi le courtier Champenois ne voit-il pas son rôle
accru dans le conflit latent opposant les grandes
Maisons aux manipulateurs avides d’une certaine autonomie
?
Le courtier du Midi, autre exemple, n’est-il pas le
seul garant du coupage des vins ?
D’une façon générale, vous préserverez votre avenir
en privilégiant votre rôle de conseil, qui connaît
son produit non pas de manière ponctuelle (à l’époque
des primeurs), mais pratiquement de la floraison jusqu’au
moment o le vin est bu... et «pissé».
Ni courtisans, ni... «entremetteurs», mais serviteurs
des producteurs autant que des acheteurs, conseillers
éclairés, vous êtes plus et mieux que des intermédiaires
: vous seuls savez et pouvez donner aux transactions
l’élasticité, la convenance et la morale nécessaires.
Maître Xavier Fraikin
Avocat de la Fédération
Bordeaux, le 25 mai 1990.
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